Entre signe et danse

Une écriture chorégraphique entre signes et danse

 

 

Lors d’un interview, un journaliste a involontairement amalgamer des termes. Il a appelé notre écriture chorégraphique, signadanse. En un mot tout était dit, nous avons aussitôt adopté ce nom.

 

Notre écriture chorégraphique puise des richesses à la frontière du signe et de la danse,  pour accéder à une forme dansée originale.

De la danse contemporaine, elle hérite de l’expérimentation des fondamentaux vers de nouvelles formes. Du signe, elle en retient son essence pour le transformer, l’étirer, le métamorphoser jusqu’à devenir danse.

 

Ce qui m’intéresse dans le signe, c’est cette simplicité qui lui donne une force. Il va droit au but sans détour ni fioriture. Il nous conduit de façon imprévisible sur des chemins de traverses en direction de chorégraphies de plus en plus sobres.

Il m’a fallu du temps et beaucoup de travail  pour éviter tout « placage » et trouver la bonne résonnance.

 

Plus j’avance dans cette recherche, plus je me démarque des codes conventionnels, tant au niveau de la langue des signes que de ceux de la danse contemporaine. Un exercice de funambule… Cette  écriture chorégraphique née d’une conjuguaison entre signes et danse est aussi le fruit d’une rencontre entre l’univers d’un chorégraphe, conjugué à celui d’un collectif qui rassemble autant de différences qu’il possède de ressemblances.

 

Notre danse est d’autant plus exigeante qu’elle tend à mettre en lumière la vulnérabilité pour la transformer sur scène en alliée. Sa quête de l’exploration des possibles au travers d’une danse plurielle signe notre indentité et notre liberté

 

 

« L’important, ce n’est pas de laisser des preuves de notre passage,

mais des traces, seules les traces font rêver, seules les traces nous libèrent. »

René Char